MANEX : un manuel d'exploitation sur le modèle de l'EASA
Le défaut d'un manuel d'exploitation, c'est qu'il devient faux dès qu'un pilote, un drone ou une procédure change. Waypoint360 le construit sur le modèle de l'EASA, en tire l'annexe de vos données, et vous dit quand il ne dit plus la réalité.
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Un manuel qui devient faux
Le MANEX, ou manuel d'exploitation, décrit comment un exploitant vole : son organisation, ses procédures, ses zones de vol, la formation de ses télépilotes, son plan d'urgence, ses appareils et leur maintenance. Il est rédigé une fois, avec soin, pour une demande d'autorisation ou une déclaration.
Puis un télépilote arrive, un drone part en réparation, une checklist change. Le manuel, lui, ne bouge pas. Le jour du contrôle, il décrit une organisation qui n'existe plus.
Quand il est obligatoire
- Demande d'autorisation en catégorie spécifique (article 12 du règlement (UE) 2019/947) : le manuel accompagne la demande.
- Déclaration d'un scénario standard (STS-01 ou STS-02) : le manuel est exigé, avec un contenu minimum fixé par l'appendice 5. Il n'est pas joint à la déclaration, il est tenu à la disposition de l'autorité.
- Catégorie ouverte : rien ne l'impose. Il reste utile dès qu'une équipe vole à plusieurs.
Sur chaque mission, Waypoint360 affiche un feu : manuel publié qui couvre la catégorie de la mission, manuel recommandé, ou manuel obligatoire et absent.
La structure du modèle de l'EASA
Les moyens acceptables de conformité de l'EASA recommandent, pour toute opération de catégorie spécifique, une structure de manuel décrite dans l'annexe A de la SORA. Elle n'est pas obligatoire, mais conseillée. En août 2023, l'EASA en a publié un exemple complet, pour une opération de SAIL II.
Le MANEX de Waypoint360 en reprend les sept parties, dans le même ordre :
- A, général : organisation, responsabilités, concept d'opération ;
- B, procédures : normales, de contingence et d'urgence, notification des événements ;
- C, zones de vol ;
- D, formation des télépilotes ;
- E, plan de réponse d'urgence (ERP) ;
- T, partie technique ;
- M, maintenance.
Il couvre 45 des 48 sous-sections du modèle. Sous chaque section, l'écran indique la partie du modèle dont elle relève et les objectifs de sécurité (OSO) de la SORA qu'elle aide à démontrer. Le manuel et l'analyse SORA se répondent.
Une annexe tirée de vos données
Le modèle de l'EASA se termine par une annexe : preuves, formulaires, checklists, manuels. Waypoint360 la construit à partir de ce que l'application connaît déjà :
- vos télépilotes, leur rôle et leurs certifications ;
- votre flotte, avec les numéros de série et les catégories ;
- le carnet technique, avec les derniers entretiens de chaque appareil ;
- vos checklists, et le moment du vol où chacune se tient.
À la publication, l'annexe est figée avec la version du manuel. Un document remis à l'autorité ne change pas sous ses yeux.
Le manuel vous dit quand il est devenu faux
Après la publication, Waypoint360 compare vos données à celles de la version publiée. Quand elles divergent, l'écran le dit, point par point : un télépilote ajouté, des certifications modifiées, un drone retiré, une checklist ajoutée. Vous savez sur quoi porte l'écart, et vous publiez une nouvelle version quand vous le décidez.
Les compétences STS, sans confusion
Pour voler en scénario standard, le certificat A2 ne suffit pas. Il faut un certificat de connaissances théoriques propre aux STS (en France, le CATS) et une attestation de formation pratique STS-01 ou STS-02. L'A2 allège seulement l'examen théorique. La partie D du manuel le reprend.
Ce qui n'est pas encore disponible
- Les procédures (partie B) et la maintenance (partie M) répétées pour chaque appareil, comme le fait le modèle.
- Un modèle de checklist pour le plan de réponse d'urgence.
- Le volume de contingence repris directement de l'analyse SORA.
Sources
- Easy Access Rules for Unmanned Aircraft Systems, EASA : UAS.STS-01.020, UAS.STS-01.030, UAS.STS-02.030, appendice 5, AMC1 UAS.SPEC.030(3)(e).
- EASA, Operations Manual example for UAS operations at SAIL II, août 2023, bibliothèque de documents de l'EASA.
- Règlement d'exécution (UE) 2019/947, articles 11 et 12.
- Exploitation de drones en catégorie spécifique, DGAC : guide de la catégorie spécifique, édition 2, §14 et §16.3.
Questions fréquentes
Le MANEX est-il obligatoire ?
En catégorie spécifique, oui : il accompagne une demande d'autorisation (article 12 du règlement (UE) 2019/947), et une déclaration de scénario standard (STS) en exige un, tenu à la disposition de l'autorité. En catégorie ouverte, il est recommandé. Waypoint360 l'indique sur chaque mission, selon sa catégorie et votre pays.
Faut-il joindre le MANEX à une déclaration STS ?
Non. Le formulaire de déclaration ne le demande pas. Il doit être à jour et présenté en cas de contrôle. En France, le guide de la DSAC le rappelle : aucun document n'est à joindre à la déclaration, tous doivent être conservés et tenus à disposition.
Le modèle de l'EASA suffit-il tel quel ?
Non, et l'EASA le dit elle-même : c'est un exemple pour une opération précise (à vue, au-dessus d'une zone peu peuplée, SAIL II), qui doit être adapté. Waypoint360 en reprend la structure et rattache chaque section aux références qu'elle couvre. Le contenu reste le vôtre.
Que contient l'annexe générée ?
Vos télépilotes et leurs certifications, votre flotte, le carnet technique des derniers entretiens de chaque drone et vos checklists. Les pièces comme les certificats, l'assurance ou les manuels du constructeur sont listées, pas stockées dans le manuel.
L'IA rédige-t-elle mon MANEX à ma place ?
Elle propose une première rédaction, section par section. Le manuel sort toujours en brouillon et ne peut être publié qu'après votre relecture et votre approbation. Il nomme votre organisation comme responsable de son contenu.